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Dérapages dans le département 38 juges régisseur huissiers notaires a-vo-cats  gendarmes  policiers assermentés  Maires     sur le reste de la France 

Dans l'affaire que je dénonce sur mes sites www.victime-ripou.com et www.trafic-justice.com , certains y voient les méthodes de la Ndrangheta et s'interrogent sur la présence de cinq noms GIRAUD.

Cet article du Dauphiné Libéré publié le 7 février 2008, montre un réseau qui utilise des méthodes de racket identiques à Grenoble.

Extorsion de fons... une avocate au barreau de GRENOBLE mise en examen...
Texte recopié
MILIEU GRENOBLOIS Placement sous mandat de dépôt de sept suspects
Genèse dune enquête

GRENOBLE

Sept personnes auront finalement été placées sous man­dat de dépôt dans l'affaire d'extorsion de fonds présumée qui vient de secouer le milieu grenoblois (voir nos éditions pré­cédentes).

Quatre autres, au nombre desquelles une avocate au barreau de Grenoble, ont été mises en examen et lais ­ sées libres sous contrôle ju ­diciaire.

La seconde vague des dé­ fèrements au parquet et des présentations au magistrat instructeur ainsi qu'au juge des libertés et de la déten­ tion (JLD) s'est achevée tard dans la nuit de mardi à mer ­credi.

Un "banal"
vol avec violence
pour débuter

Les suspects placés sous mandat de dépôt -Musta­ pha Boukherrouba, Djamel Benameur, Paul Amico, François Mendez, Louis Amico, Ghali Hadjar et Sté-phanie Bagio (dans l'ordre d'importance au sein des

organisations présumée)- ont été écroués dans différentes maison d'arrêt de la région.

L'enquête des gendarmes de la section de recherches (SR) de Grenoble, enquête dont les éléments essentiels ont été dévoilés par le Dau­phiné Libéré ces derniers jours, a débuté au printemps 2006 par un banal vol avec• violence commis chez un particulier dans la région. En travaillant sur cette af­faire, les gendarmes ont ra­pidement établi une conne­xion avec une tentative de racket commise sur une autre personne : une infor­mation a alors été ouverte par le parquet de Grenoble en juillet 2006.

"EXTOR 38"
passe à l'action

En poursuivant leurs inves ­ tigations sur commissionro ­ gatoire, les gendarmes de la SR ont recensé plusieurs victimes.

En janvier 2007, le dossier a été confié à la Juridiction inter-régionale spécialisée de Lyon (JIRS), la justice tra ­ vaillant sur des faits présu ­més d'extorsions de fonds en bande organisée. Dès lors, une cellule spéciale in ­titulée "EXTOR 38" a été

créée, réunissant 18 mili­taires travaillant à temps plein sur cette enquête, ou -verte également pour "as­ sociation de malfaiteurs en vue du crime d'extorsion" et

non justification de res­ sources par personne en re ­lation habituelle avec une ou plusieurs personnes se li ­ vrant à la commission d'ex -torsion de fonds".

160 000 euros
en espèces

Pendant un an, les gen­darmes de la SR, épaulés par leurs collègues de Chambéry, vont multiplier les filatures et les planques. Le vendredi 1" février à l'aube, "EXTOR 38" met en oeuvre de gros moyens SR

de Grenoble. .et de Cham-

béry, groupements de l'Isère et de la Savoie, GIGN, escadron de gendar­merie mobile de Bron, équipes cynophiles... 180 personnes cernent une quinzaine d'objectifs et in­ terpellent 24 suspects. Onze seront déférés et mis en exa ­men, une dizaine d'autres laissés libres dans l'attente de poursuites, les derniers innocentés.

Au cours des perquisitions, 160 000 euros en espèces

vont être découverts ainsi que des armes de poing. Sè ­ lon le lieutenant-colonel Ra ­ got, qui dirige la section de recherches de Grenoble, les deux équipes présumées oeuvraient de façon diffé­rente.

De subtiles pressions
psychologiques

La première travaillait "à l'ancienne" et n'hésitait pas à menacer et à agresser phy ­ siquement ses victimes. La seconde, constituée par ceux que les enquêteurs soupçonnent d'être les plus influents et les plus puis­sants membres du réseau, faisait appel à de véritables trésors d'imagination pour exercer des pressions psy­chologiques__sur les com­merçants et les entrepre­neurs rackettés,

Comme nous le relations hier, la majorité des extor­ sions s'effectuait sur la base initiale de 100 000 euros, une tentative avortée ayant même atteint les 500 000 euros.

Schématiquement, les au­teurs présumés parve­ naient, de gré ou de force, à faire souscrire aux victimes une "assurance" contre des agresseurs potentiels, pré

sentés par exemple comme des truands.

Un grand nombre de vic­times étaient des entrepre­ neurs ayant pignon sur me, parfois abordés par des femmes en compagnie des-quelles ils étaient ensuite photographiés. "Tout un ar ­ senal de pressions était uti ­lisé, suivant un chemine- ment psychologique parfois très subtil", explique encore Dominique Ragot.

« Une activité
commerciale
gangrenée »

Par ailleurs, un système complexe de blanchiment était mis en oeuvre. « Nous pouvons affirmer qu'une partie de l'activité commer­ ciale de cette ville était gan ­grenée par ce système. Le nombre de victimes identi­ fiées est de plus d'une ving ­ taine. Nous estimons cepen ­dant que l'ensemble des bénéfices dégagés par l'or­ ganisation sont de plusieurs millions d'euros. Nous pen­sons que de nombreuses victimes ne se sont pas fait connaître. Elles doivent sa-voir que notre enquête se poursuit ».

Denis MASUAH