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Dérives dans le département 69 : j - u-ges fonctionnaire des impots huis-siers notaires avo-cats gendarmes poli-ciers et, sur le reste de la France

Impunité du milieu ! Jugé par les collègues ! A Grenoble un commissaire révoqué CWKOWSKI et ses associés volent des fichiers qu'ils vendent 600.000 €. La partie civile est rouée de coups mais un avocat vient au secours avec son faux témoignage sous serment pour protéger des collègues mafieux !!!
Pourquoi les autres se priveraient ?
En comparaison pour des pécadilles, c'est deux ans ferme pour le "peuple d'en bas" !

(Idem Grasse / Paris)

La Tribune de Lyon 25 septembre 2016 | 23:45:09 | T

06/09/2016 société L'incroyable arnaque d'une avocate lyonnaise Antoine Comte | 28/04/2015 - 00:00 |

Couple-Perrin-Avocate-verreuse-c-oc.jpg©Olivier Chassignole

Portrait. Radiée du barreau de Lyon pour avoir surfacture´ des honoraires à une douzaine de ses clients entre 2013 et 2014, Laurence Chakirian est visée par plusieurs plaintes pour abus de confiance et escroquerie. Mais qui est cette avocate lyonnaise qui aurait engrangé près d'1,6 million d'euros et qui risque aujourd'hui jusqu'à cinq ans de prison ?

Lundi 23 février. C'est la stupeur dans le monde judiciaire lyonnais. La presse se fait l'écho d'une décision radicale de l'Ordre des avocats du barreau de Lyon : une avocate lyonnaise vient d'être radiée a` vie en raison de surfacturations d'honoraires atteignant un montant total d'environ 1,6 million d'euros. Son nom ? Il circule rapidement dans les couloirs du palais jusqu'a` ce que Tribune de Lyon le révèle quelques jours plus tard. Il s'agit de Laurence Chakirian, une avocate d'une quarantaine d'années, spécialisée en droit de la famille depuis près de 15 ans. Dénoncée par des clients exaspérés de payer des honoraires vingt a` trente fois plus élevés que ceux pratiqués habituellement, la jeune avocate – qui n'a pas souhaite´ s'exprimer – vit depuis recluse chez ses parents à Meyzieu. Elle a également totalement disparu d'Internet en supprimant toute photo d'elle et en désactivant sa page Facebook. Comme volatilisée...

Petite poupée. “Quand j'ai appris cette affaire, je suis tombée des nues. A chaque fois que j'ai eu a` traiter avec elle, elle a toujours été très correcte. C'était une femme très charmante et j'étais à cent lieues d'imaginer une affaire pareille”, confie Yanina Castelli, une ancienne pénaliste lyonnaise qui lui a vendu en 2010 son cabinet situe´ rue Ferrandie`re dans le 2e arrondissement de Lyon. A cette époque, rien ne laisse présager que Laurence Chakirian, qui avait accouche´ de jumeaux un mois plus tôt, va connaître une telle de´rive. Trois ans plus tard, elle commence a` surfacturer ses prestations. Les tarifs grimpent jusqu'a` 400 000 euros pour un banal cas de divorce ou de succession . Après le rachat du cabinet de Me Castelli, partie a` la retraite, la jeune femme, décrite comme “une petite poupée belle comme un cœur” par sa consœur, commence à se faire un nom chez les pénalistes. L'avocate d'origine arménienne parvient à gagner assez facilement plusieurs procès au pénal, dont une affaire d'homicide pour laquelle elle obtient l'acquittement du meurtrier présumé´ avec brio. “C'était un petit bout de femme très énergique et malgré´ un manque de notoriété, elle commençait à être respectée”, se souvient un de ses anciens confrères, qui évoque “une jolie brune au visage souriant”. Mais rapidement, celle à qui tout le monde prédit un avenir radieux décide de lâcher les dossiers pénaux pour se consacrer uniquement au contentieux civil. En septembre 2013, elle entreprend même de s'installer définitivement dans un cabinet qu'elle avait ouvert quelques mois auparavant à Meyzieu et décide de fermer celui de la rue Ferrandie`re. “Elle me racontait qu'elle ne supportait plus les clients du pénal, qu'elle ne voulait plus aller les voir en prison”, raconte Me Castelli, qui avoue ne pas comprendre sur le moment ce revirement, mais constate certains changements physiques chez la jeune femme à partir de cette époque. “En deux ans, elle avait perdu tout éclat, je me disais qu'elle devait avoir beaucoup de travail et qu'elle n'avait sans doute plus le temps de s'occuper d'elle à cause de ses jeunes enfants” explique Me Castelli, qui avait pris l'habitude de repasser dans son ancien cabinet pour voir si tout se passait bien. Mais a` part ces “détails physiques”, l'avocate retraitée ne remarque rien d'étonnant. Pas plus que ses autres confrères du barreau d'ailleurs.

“Ma puce, ma chérie”.  Jusqu'au jour où certains de ses clients, furieux de lui payer des honoraires aussi élèves, commencent à alerter le barreau de Lyon. Mieux, le 3 juillet 2013, Sylvie Descombes, l'une des victimes, décide de jeter une bouteille à la mer et contacte sans grand espoir le cabinet d'avocats Bret-Alagy pour faire part des montants invraisemblables que lui réclame Me Chakirian. Bonne pioche. Me Annie Alagy, qui est destinataire du mail, tombe de sa chaise. “Au début j'ai cru a` une blague, mais je me suis rapidement rendu compte que c'était grave et j'ai tout de suite pris rendez-vous avec cette dame et son compagnon, qui étaient totalement perdus”, explique celle qui défend aujourd'hui ce couple domicilie´ à Villars-les-Dombes dans l'Ain. A cette époque, Sylvie Descombes et son concubin Pascal Perrin ont déjà règlé à Laurence Chakirian la somme de... 335 000 euros pour une banale affaire de garde d'enfant . “Elle nous faisait croire que Pascal risquait la Cour d'assises pour tentative de meurtre sur son fils, alors que c'est son fils qui a tenté de s'étrangler en faisant le « coup du foulard ». Elle nous disait aussi que si on ne la payait pas, on allait nous enlever nos enfants”, raconte Sylvie Descombes. Mais selon ces deux anciens clients, “la manipulation” de Chakirian va même plus loin. Cette dernière aurait, selon leurs témoignages, mis en place “une forme d'emprise” sur ses victimes en nouant de “forts liens d'amitié´” avec elles. Une version appuyée par Me Alagy, qui se base sur des centaines de SMS échangés entre sa cliente et Laurence Chakirian, qui en étaient venues a` se tutoyer. “Elle m'appelait « Ma puce », « Ma chérie ». Je croyais vraiment que c'était devenu ma meilleure amie. Elle était comme ma sœur... Comment j'ai pu me faire berner comme ça, je m'en veux tellement”, s'exclame Sylvie Descombes, en pleurs. Elle a dû vendre, avec son compagnon, maison et voiture, puis emprunter plusieurs dizaines de milliers d'euros a` ses proches pour satisfaire les exigences de l'ex-avocate. “ Elle a détruit notre vie , nous sommes aujourd'hui totalement ruinés , on a des crédits à rembourser partout”, ajoute Pascal Perrin, qui assure que sa compagne a fait trois tentatives de suicide ces derniers mois.

Bijoux et Vuitton.   Des accusations que l'avocat de Laurence Chakirian dément en bloc. Jean-Félix Luciani voit dans les agissements de l'ex-avocate un problème relevant de troubles psychiatriques. En clair, pour lui, sa cliente ne peut être tenue responsable de ses actes. “Ces gens ont été victimes de quelqu'un qui souffre d'une maladie psychique. Il est donc vain de chercher ici du rationnel, là ou` il y a malheureusement que de l'irrationnel”, lâche-t-il.

Me Luciani va même plus loin pour expliquer cette “folie”. Selon lui, il y aurait eu “des événements personnels dramatiques qui ont fait basculer à l'évidence son équilibre mental durant une période importante de sa vie personnelle et professionnelle”. Sans préciser la nature desdits “événements”. Reste qu'aujourd'hui, l'argent encaisse´ par l'avocate est introuvable . “Elle aurait tout dépensé´ dans des bijoux et des marques de luxe comme du Vuitton”, confie Me Annie Alagy, qui semble perplexe quant aux possibilités de remboursement. L'instruction ouverte début 2015 par la juge lyonnaise Florence Lare´al devrait permettre aux victimes d'y voir plus clair. Des réquisitions dans les banques Crédit agricole et BNP – ou` Laurence Chakirian aurait fait transiter l'argent de ses victimes – devraient être menées prochainement par les enquêteurs. “De toute façon, il faudra qu'elle paye”, assure une autre victime, qui aurait de son cotéperdu près de 450 000 euros

Des complices ?

Si son avocat veut plaider l'irresponsabilité´ pénale de Laurence Chakirian en cas de procès, certaines victimes, membres d'un collectif défendu par l'avocat Alain Jakubowicz et organisé par Vincent Jacques (un kinésithérapeute de Meyzieu qui a eu à faire à l'ex-avocate pour une affaire d'héritage) comptent prouver qu'elle n'a pas agi seule. Dans leur viseur ? L'ex-compagnon de l'avocate, qui aurait été´ présent “à de multiples reprises” à son cabinet lors de rendez-vous souvent tardifs avec ses futures victimes.

Comparez avec l'article ci-dessus ! Le journaliste Michel Girod du Progrès protège l'avocate en omettant volontairement son nom. Liberté de la presse ? Peur d'être poursuivi, il n'aide pas les victimes !

Le Progrès de LyonJeudi 26 février 2015 Publié le 23/02/2015 à 05:00 Vu 17872 fois

LYON. Une avocate radiée pour près d'1 million d'euros de surfacturations

Ses provisions et ses honoraires pour des affaires assez banales de droit de la famille étaient complètement démesurés par comparaison aux tarifs généralement admis. A la sanction ordinale s'ajoute à présent l'ouverture au plan pénal d'une information judiciaire pour escroquerie.

Photo d'illustration Joël Philippon Photo d'illustration Joël Philippon

« C'est invraisemblable, c'est une situation isolée, exceptionnelle sans précédent qui a eu la réponse la plus sévère sur l'échelle des sanctions », dixit la secrétaire générale du barreau de Lyon Frédérique Paoli. Un commentaire qui fait écho à la radiation prononcée le 10 février par le conseil régional de discipline pour « manquement à l'honneur et la probité ».

C'est aussi l'aboutissement d'une longue instruction au plan ordinal et qui pourrait trouver d'autres prolongements judiciaires avec une enquête ouverte par un juge d'instruction.

Des achats compulsifs de robes et de bijoux

Toute l'affaire remonte au cours de l'été 2013 où le client d'une avocate à la tête d'un cabinet indépendant situé en plein centre-ville se plaint auprès du bâtonnier des honoraires qu'il lui a versée pour un litige.

La somme paraît tellement disproportionnée que le bâtonnier ordonne la restitution immédiate. C'est le début d'un cortège de plaignants qui se manifestent au goutte à goutte mais toujours avec les mêmes griefs.

Des provisions et des chèques pour des affaires somme toute courantes de divorces, de garde d'enfants ou de succession, facturées 20 ou trente fois plus cher que les tarifs habituellement pratiqués sur la place de Lyon

Dans certains cas, la note, cependant signée par convention, est salée. 80000 jusqu'à 300 000 € pour un dossier ! Tour à tour, la dizaine de plaignants est entendue dans le cadre d'une double enquête de comptabilité et de déontologie menée par l'Ordre.

Parallèlement en juin 2014 le tribunal de grande instance prononce une liquidation « sèche » du cabinet face à l'ampleur du passif et « dès lors que le redressement est manifestement impossible ». On évoque à ce jour un gouffre financier considérable : près d'un million d'euros en l'état actuel des créances des particuliers et presque autant concernant celles dues aux organismes tels que les banques, Urssaf ou impôts.

Des procédures financièrement délirantes

Avec quel espoir de recouvrement ? Si elle reconnaît cette dérive l'ayant conduite en l'espace de 18 mois à multiplier les achats de robes et autre bijoux revendus presque aussitôt à prix cassé, donnés ou perdus aucune trace en revanche de placements en actions ou dans la pierre.

L'un de ses défenseurs lors de l'audience devant le conseil de l'ordre, Me Jean-Félix Luciani a plaidé «l'irresponsabilité » en s'appuyant sur une expertise d'un psychiatre reconnu faisant clairement état d'« une abolition du discernement». Reste à savoir comment cette clientèle constituée de cadres moyens ayant eux toutes leurs facultés, a pu s'engager dans des procédures financièrement délirantes sans prendre l'avis d'autres professionnels ou tout simplement de proches ? Cela aurait aurait peut être évité de donner libre cours à la folie des grandeurs d'une jeune femme ayant eu en dix ans d'exercice quelques succès mais qui aurait sans doute gagné à être professionnellement plus entourée.

Michel Girod