User-agent: Mediapartners-Google* Disallow: MALVERSATION de René ESPENON huissier de justice grenoblois

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Le 27 juin 2007, Dauphiné Libéré Grenoble écrit :                 (l'article de 2003)                    (Lien avec mes dénonciations ? )
" ...René Espenon, 58 ans.... Abus de confiance, escroquerie, complicité de faux en écriture publique, il reconnaît, pour l'essentiel, l'ensemble des malversations qui lui sont reprochées dans l'exercice de sa fonction d'huissier ... "

Reste à voir si cette publication n'est pas simplement pour faire croire au peuple qu'il y a sanction.
En effet, bien souvent, en appel, presque rien n'est confirmé et ces notables corrompus échappent à la justice normalement applicable au peuple. Attendons la suite !

Voir texte recopié ci-après

JUSTICE

Abus de confiance, escroquerie et complicité de faux en écriture

Les tristes exploits d'un huissier

TRIBUNAL CORRECTIONNEL
Mea culpa, mea maxima culpa": René Espenon, 58 ans, "demande pardon". Abus de confiance, escroquerie, complicité de faux en écriture publique, il reconnaît, pour l'essentiel, l'ensemble des malversations qui lui sont reprochées dans l'exercice de sa fonction d'huissier, dont il a été suspendu après cette affaire. Laquelle l'a mené de Bourges à Grenoble, où il a acheté en 1994 l'une des études les plus cossues de la place, celle de Me Troussier. En février 2003, la Chambre départementale des huissiers, saisie par trois de ses clients, le suspendait pour des détournements qu'au terme d'un travail "remarquable", dixit le procureur M Fontaine,
elle chiffrait à 335 000 € ; la police judiciaire, elle, arrivait à un total de 330 000. Interpellé en avril 2003, il était laissé en liberté sous caution de 450 000: €.
Depuis sa démission René Espenon tente, ailleurs, une difficile reconversion. Bien loin des fastes de son installation grenobloise: en à peine trois ans, ses diverses acquisitions, étude, nouveaux locaux, appartement etc... sans oublier celle d'un logiciel de travail stratégique, l'ont endetté à hauteur de 11 millions (en francs, à l'époque). Parallèle-ment, le résultat fiscal de l'étude passait en un seul exer-cice de 480 000 f à 1,4 million. Pour le procureur, "elle est là, l'explication".

Cinq ans de prison
et 400 000,E d'amende requis

Car pour couvrir les emprunts qu'il accumulait, MP Espenon a

tiré toutes les ficelles, que dé-mêle une à une le président Jacob. Minoration d'intérêts dus aux créanciers pour les conver-tir en honoraires -ce dont il conteste une partie : "Certains étaient réellement dus, il y avait des conventions tacites" - comptabilisation de frais de gestion, surfacturation d'actes, rétention de sommes indues.
Des sommes parfois ridicules, jusqu'à deux centimes. Mais il a aussi versé sur son compte personnel un chèque de 77 800 f adressé à son étude dans le cadre d'une liquida-tion. Au côté de Me Mermillod- - Blondin, partie civile pour la Chambre départementale des huissiers qui, hors ses frais d'expertise, ne demande que l'euro symbolique,
Me Michoud représente l'un des plus gros clients de l'étude, la SDH, qui pour sa part réclame quelque 57 000 €. "Liquéfié", René Espenon tente d'avan-
cer : "Vous savez, dans les professions libérales"... Le procureur explose : "C'est invraisemblable : vous n'êtes pas un libéral, vous êtes officier public ! " Et "c'est là le plus grave" : ces malversations "délibérées, planifiées dès votre installation" lance-t-il au prévenu, "ont trahi votre serment, trahi la confiance que la loi avait placée entre vos mains". Ce pourquoi il requiert cinq ans de prison, avec mandat de dépôt, et 400 000 € d'amende.
Il requiert également trois ans avec sursis et 20 000 € d'amende à l'encontre de Mme Espelon, poursuivie pour complicité avec son époux dont elle était l'aide-comptable. Me Girot-Marc, faisant valoir qu'elle n'a rejoint l'étude que fin 1998, quand le "système" était déjà en place depuis trois ans, qu'aucune preuve n'est établie contre elle, et qu'elle
est de surcroît mariée sous le régime de la séparation de biens, plaide sa relaxe.

"Pas un Machiavel mais un sot"
Le bâtonnier Dreyfus en revanche reconnaît "clairement" la responsabilité de son client, sur lequel il estime cependant que l'on se méprend : "Non ce n'est pas un Machiavel, pas un malin ; c'est un benêt, un sot" qui "clans sa course à l'investissement, n'a jamais "imaginé, à cumuler quelques francs ici, quelques euros là, qu'il arriverait à une telle addition".
Certes la justice "doit avoir un sens", d'autant qu'elle est ici "atteinte dans soir image" ; mais en aurait-elle encore un, "à la hauteur de ces réquisitions ? " Le tribunal s'est donné jusqu'au 6 juillet pour lui répondre.
Claire SIRAND