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Dérapent dans le département 33 : ju-ges huissiers no-tai-res avocat gendarmes   policiers  
   sur le reste de la France

A Grenoble le notaire de la famille depuis 20 ans est écarté au profit du notaire escroc DESCHAMPS Yves dont l' étude est à St Egrèves (38).
Comme d'habitude : quasi impunité !
Source Sud Ouest (Voir texte recopié ci-dessous)

Texte recopié

BORDEAUX Un notaire et un médecin peu scrupuleux par amitié - Accueil / Actuali... Page 2 sur 3

Un officier ministériel d'Arcachon et un gastro-entérologue bordelais mis en examen pour complicité d'abus de faiblesse. Ils sont impliqués dans une affaire de tutelle

Un notaire et un médecin peu scrupuleux par amitié
Un notaire d'une étude d'Arcachon et un médecin gastro-entérologue bordelais ont-ils été trop loin dans l'amitié qui les lie à un ancien rugbyman ayant gravité, il y a quelques années, auprès des partenaires du club de Bègles ? Il semblerait que oui, selon les premiers éléments de l'enquête menée par la section économique et financière de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Bordeaux. Interpellés, les trois hommes ont été récemment placés en garde à vue dans le cadre d'une affaire d'abus de faiblesse a confirmé, hier, le parquet.

Pierre Djourovitch, le rugbyman, est soupçonné d'avoir eu recours à Me Philippe Labache, notaire, afin d'établir un testament le désignant comme légataire universel d'un riche octogénaire habitant Lormont, près de Bordeaux. La tromperie ayant été montée grâce à deux certificats médicaux de complaisance du docteur Jean-Georges Meyniac.

L'entourage écarté

L'affaire a vu le jour à la suite d'une plainte avec constitution de partie civile déposée en janvier 2007 par la famille du retraité, ancien employé de la société Saft (batteries et équipements électriques), disposant d'un important patrimoine. Un an après le décès de l'octogénaire, les héritiers ont décidé de saisir la justice. Certains mouvements d'argent relevés sur ses comptes paraissant suspects, sa famille s'est finalement aperçue qu'elle était entièrement dépossédée.

Pierre Djourovitch avait rencontré le retraité plusieurs années auparavant et avait toujours gardé contact avec lui. Au fil du temps, il aurait écarté l'entourage de ce dernier, souffrant de la maladie d'alzheimer depuis 2003, et il l'aurait ainsi aidé dans ses tâches quotidiennes. Mais cela n'était pas sans intérêt. L'ancien rugbyman a hérité du patrimoine de l'octogénaire grâce à la présumée complicité de Me Philippe Labache. Un testament a été signé à son étude d'Arcachon le ler octobre 2005. Le même jour, le docteur Jean-Georges Meyniac rédigeait un certificat médical précisant que l'octogénaire jouissait de toutes ses facultés mentales. Or, dix jours plus tard, le gastro-entérologue écrivait le contraire et indiquait que le vieil homme était sénile. Tout cela, semble-t-il, afin de favoriser la demande de mise sous tutelle déposée par Pierre Djourovitch auprès des autorités.

Interdiction d'exercer
L'octogénaire disparu, le légataire universel a rapidement mis en vente la maison de Lormont, cédée autour de 200 000 euros, et a empoché le capital d'assurance-vie, d'un montant sensiblement équivalent. Il aurait également encaissé près de 70 000 euros de chèques émis du vivant du retraité auquel il aurait fait signer un abandon de créances antidaté de plus de 30 000 euros.

Le bureau du notaire et le cabinet médical ont fait l'objet d'une perquisition menée par les enquêteurs de la DIPJ, sous la direction du juge d'instruction Stéphane Lorentz, en charge de l'affaire. Les trois suspects, qui bénéficient toujours de la présomption d'innocence, auraient admis avoir agi avec légèreté.

Pierre Djourovitch, 42 ans, a été mis en examen pour abus de faiblesse et placé sous contrôle judiciaire. Philippe Labache, 67 ans, et Jean-Georges Meyniac, 69 ans, sont poursuivis pour complicité d'abus de faiblesse. Le notaire doit verser par ailleurs une caution de 50 000 euros et est frappé par une interdiction d'exercer. « Il s'agit d'une instruction pénale et je n'ai pas de commentaires à faire, il faut être prudent », indique, laconique, Me Benoît Guilhot, président de la Chambre des notaires de la Gironde. L'instruction suit son cours.